2 ans : l’age terrible ( crises des tout-petits )

Honoré à 22 mois. Et vous savez ce que ça veut dire ? Nous sommes en plein dans la crise d’ ‘adolescence’ des tout-petits : Le TERRIBLE-TWO.
Bébé ne veut plus être un Bébé mais bel et bien un petit garçon : s’habiller seul, manger seul, se déplacer seul, décider de l’heure du bain ou du dessin animé à regarder. Et si Parent ne s’applique pas à répondre aux demandes immédiatement par la positive, Bébé hurle, crie, se jette au sol telle une âme en peine, cinéma et larmes de crocodile. Bref, la totale !
La crise des deux ans, c’est quoi ? pourquoi ? comment ? et les parents ? On en parle.
Terrible Two crise deux ans bébé maman mimaman

A partir de 18 mois, environ, les enfants comprennent qu’ils ne sont pas  maman  ni/ou  papa, mais bel et bien des individus à part entière. De nombreux changements s’opèrent en eux, ils grandissent vite et apprennent énormément. A cet âge, les enfants sont bombardés de sentiments et de sensations qu’ils ne connaissent pas toujours – et qui sont à la fois forts et impossibles à maîtriser.
En général, la crise de l’âge de deux ans se déroule dans l’opposition aux parents : le « non » devient une réponse systématique à tout, tout le temps, pour marquer une besoin d’exprimer ce que l’enfant veut. Il refuse d’office les ordres des parents, il crie, il se roule par terre, il peut parfois taper/mordre aussi – et ses colères sont tantôt un « jeu » ( Bébé va alors regarder la réaction des parents et vérifier que ceux-ci se comportement bien toujours de la même façon – sécurisants ), tantôt extrêmement violentes à gérer ( Bébé se met dans tous ses états et n’arrive plus à se calmer même après de nombreuses minutes ).
La plupart du temps, le problème est que l’enfant ne sait pas exprimer ce dont il a envie/besoin – et que les parents se braquent dans une autorité de plus-en-plus affirmée. Ces attitudes de part & d’autre renforcent la crise du « deux ans ».

Le mieux pour ne pas avoir à gérer ce genre de crise, c’est de les éviter au maximum. Et cela demande un effort de la part des parents, car c’est bien à NOUS de nous adapter au tout-petit : mettons-nous à sa place, dans son monde, dans sa bulle, et évitons toutes sources de frustration dont on peut se passer.
Par exemple, comme tous les enfants, Honoré aime les bonbons. Je ne veux pas qu’il en mange toute la journée. Donc je cache le sachet de bonbon dans un endroit qu’il ne peut ni voir ni découvrir, de sorte que la tentation ne le pousse pas à insister pour en avoir. Pas de crise à ce sujet.
Il faut cependant rester solides dans nos décisions : pas de dessins-animés à la maison jamais, jamais, jamais. Donc même si Bébé est sage, ou qu’il râle, ou s’il pleure et réclame, je ne lui propose pas de télévision, je le lui refuse calmement et je comble très vite l’espace de frustration en lui proposant autre chose qui pourrait lui plaire tout autant : jouer aux voitures, lire un livre, aller se promener.
Je m’adapte à mon fils, et ça veut dire que maintenant je dois mettre mon réveil beaucoup plus tôt par exemple, car il demande à ce que je le laisse grandir : il veut s’habiller seul – ça demande du temps, et beaucoup d’énergie pour l’aider à gérer la colère qui fait rage en lui quand il n’y arrive pas.

Je crois que nous sommes dans une phase qui demande tant d’énergie que je suis dans une négation de moi-même : je n’ai plus d’espace pour exister et vivre moi aussi. Le monde tourne autour des besoins du petit. Et j’étouffe.

N’oubliez pas non plus que sévir ne sert à rien a part frustrer d’avantage votre enfant – qui ne peut pas comprendre le rapport de cause à effet entre « mauvais comportement » et « punition » ( bonjour l’éducation positive ). Laissez le s’exprimer avec les moyens qu’il a, aidez-le à faire sortir de lui le « négatif » pour vite revenir à la sérénité, donnez-lui les moyens de grandir et de faire ce qu’il est en mesure de pouvoir faire.
– Le plus difficile après des journées de combat contre les crises du Petit, c’est bel & bien de n’avoir aucune rancune envers lui – et pour cela ( car oui, le parent reste un humain comme un autre lui aussi, avec des fragilités et des faiblesses – kikoo les intolérantes ) n’hésitez pas à hurler un coup de temps-en-temps quand vous avez un moment à vous, n’hésitez pas à souffler, n’hésitez pas à passer le relais, n’hésitez pas à vous REPOSER.

Mon amie Flavie ajoute, sur ce thème, qu’à partir de cet age ( en gros, à partir ou l’enfant sait qu’il est une entité morale et physique indépendante ) et jusqu’à la fin de l’adolescence, nos merveilles seront souvent dans la confrontation parentale. Ce que le petit cherche à savoir, si c’est les limites placées par les parents sont bel et bien solides. Il a également besoin de savoir quelle place il occupe dans la société. Il faut aussi savoir qu’il est dans la recherche perpétuelle de l’amour des parents. Cet amour-là est-il bien inconditionnel ? C’est à dire que, même en cas de grosse bêtise volontaire, n’oubliez jamais de dire à votre enfant « tout va bien, et je t’aime, mais cette bêtise là ne doit pas être faite« .

Je souhaite bien du courage à tous les parents qui traversent cette fabuleuse étape du développement de l’enfant – et d’autant plus aux Mamans qui gèrent solo leur(s) petit(s) h24.

> Je vous conseille de lire le livre  J’ai tout essayé  de Isabelle Filliozat ( il donne beaucoup d’infos, de courage et de force ).
Interview : Comment gérer le Terrible-Two ? // Isabelle Filliozat

Keep Smiling !

Maud_Mimaman

 

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2 réflexions sur “2 ans : l’age terrible ( crises des tout-petits )

  1. Taveau Solenne dit :

    Bonjour,

    Je suis tombée sur votre blog au fil de mes recherches. J’ai presque 37 ans et suis sans enfants. Je suis actuellement en couple mais ne suis pas certaine de souhaiter mon compagnon comme père de mon enfant, si j’en ai un un jour. Je réfléchis, depuis quelques temps, à donner naissance à un enfant seule. Toutefois, l’idée que cet enfant soit orphelin de père m’effraie. Aussi, j’aurais bien aimé, si cela était possible, échanger avec vous…

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  2. mouleflex dit :

    Punaise… J’ai tellement pas hâte ! Je vois tellement de parents parler du terrible two que je redoute l’année prochaine. Déjà qu’à 10 mois il a son caractère mon fils ! Au secours !

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