[ DOSSIER ] Témoignage : mamAnge d’un Bébé décédé le lendemain de sa naissance

Suite à un article au sujet des décès de Bébé in-utéro, je vous propose de lire un témoignage très poignant. Ce témoignage est celui d’une mamAnge. En fin de grossesse, suite à une chute, elle a subit une césarienne en urgence : son enfant était en état critique, et elle a pris la décision de le débrancher pour qu’il s’en aille en paix. Voici son Histoire.

Je m’appelle Valérie, j’ai 28 ans et j’ai un merveilleux petit bout de 14 mois, Sangara… 14 mois et pourtant, cela fait déjà plus de 2 ans que je suis maman ! Cherchez l’erreur… Je la cherche encore moi-même !

Lorsque j’ai rencontré mon homme, en 2006, j’ai tout de suite su qu’il serait le père de mes enfants. A l’époque, j’avais 18 ans, lui 17 ; on commençait nos études. Je lui ai rapidement fait part de mon envie de devenir maman ; il rêvait aussi de fonder une famille mais pas dans l’immédiat… Pour lui, on était encore un peu trop jeunes et il valait mieux finir nos études et trouver un bon boulot avant de concrétiser ce projet.

Ces années d’attente ont été une vraie torture pour moi. Je ressentais tellement le besoin de porter la vie que je ne pouvais même plus passer devant une vitrine bébé sans pleurer !

A côté de ça, j’ai également toujours été extrêmement sensible : je pleure (ou plutôt : je pleurais) souvent pour rien, de joie comme de tristesse… J’adore les reportages, les télé réalités, les talk shows… et je ne compte pas le nombre de fois où, avant ma première grossesse, j’ai pleuré devant un épisode de Baby Boom, par exemple. Voir ces familles heureuses, ces jeunes mères vivre le plus beau jour de leur vie… Le rêve ! C’était tellement beau !

Mais il y a aussi eu ces reportages sur des parents endeuillés ; et là il me fallait des heures avant de m’en remettre… Et à chaque fois je me disais « mon Dieu, si ça m’arrive un jour, et que je n’ai pas d’autres enfants, je me suiciderai ! C’est juste impossible de continuer à vivre après ça ! » Alors une petite voix venait me rassurer au fond d’ma p’tite tête naïve… « Ne pense pas à ce genre de choses ! Tu es une bonne personne ; tu ne ferais pas de mal à une mouche ! T’es pas parfaite mais t’es loin de mériter de vivre un tel drame ! Y a une justice sur la Terre et même si ces parents ont l’air gentils, peut-être qu’ils cachent quelque-chose… ils ne peuvent pas être confrontés à la pire des épreuves comme ça, gratuitement !»

Arrive 2013 et ce fameux soir où mon homme m’annonce qu’il se sent enfin prêt à devenir papa, qu’il veut commencer les essais… Waaaaaaaaaoooowwww !!! Y a même pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là ; ce moment que j’avais tant attendu ! Inutile de vous dire que les essais ont commencé dans la minute même (bah ouais, des fois qu’il changerait d’avis !lol) et comble du bonheur, bébé s’installe dès le premier essai ! A ce moment, plus rien n’existe autour ! On est les plus heureux, nos parents vont devenir grands-parents pour la première fois, pour leur plus grand bonheur… On se projette déjà bien des mois voire des années en avant !

Malgré un début de grossesse stressant et un alitement forcé tout le premier trimestre à cause d’un décollement, je vis une merveilleuse grossesse. Nausées ? Vomissements ? Douleurs musculaires ? Remontées acides ? Ma foi, les femmes enceintes doivent être un peu trop chochottes ou alors je suis si heureuse que je ne ressens rien de tout ça… (Comme si j’étais la seule femme enceinte heureuse de l’être !)

Une fois le décollement résorbé, je peux reprendre une vie normale et on déménage rapidement dans un appart’ plus grand qu’on choisit surtout pour sa jolie chambre bébé. La pièce croule sous les vêtements du p’tit bonhomme, les jouets, la déco de sa petite chambre style « jungle »… Je mets beaucoup d’amour à peindre son berceau… Tout est prêt pour son arrivée ! On a d’ailleurs bien fait de nous y prendre à l’avance car vers 34SA, la gynéco m’annonce que mon gros bébé fait déjà 3kg, qu’il est déjà « parfaitement fini » et que bien que mon col n’ait pas bougé, il pourrait sortir sans problème et sans danger dès la semaine suivante. Ca me paraît tôt mais si elle pense qu’il n’y a pas de danger ma foi, laissons le arriver quand il le souhaite…

Puis vient ce fameux 2 décembre… ce terrible 2 décembre… Je me lève assez tôt pour aller en cours (j’ai réussi le concours professeur des écoles et suis alors par alternance stagiaire dans des écoles et étudiante à l’ESPE). Je suis fatiguée. Je prends ma douche… au moment d’en sortir, je fais un malaise, je glisse, mon ventre heurte violemment la paroi de la baignoire… Je hurle, je crie, je pleure… J’imagine la violence du choc pour mon petit Keïta qui dormait paisiblement dans mon ventre… Je revois ces 8 mois de bonheur s’écrouler comme un château de cartes… J’ai mal, j’ai peur ! Mon homme a sauté du lit en m’entendant hurler, il est là, la tête contre mon ventre, à le caresser, à essayer de me rassurer… Je m’habille en un rien de temps et on file aux urgences… La clinique où j’étais inscrite et où je devais accoucher refuse de me prendre car je suis à 35SA+3 et qu’ils ne prennent pas d’urgence avant 36SA… A 4 jours près…

Je vais donc au CHU le plus proche. La secrétaire essaie de me rassurer : « la plupart des femmes enceintes tombent au moins une fois durant leur grossesse ; ne vous inquiétez pas, il est bien protégé dans sa p’tit bulle ! » J’espère qu’elle a raison mais comme je ne sens même plus mon ventre, j’ai besoin de voir mon fils bouger à l’écran, d’entendre son cœur battre. A peine 5 minutes après mon arrivée, on m’a déjà fait une prise de sang. On m’installe pour le monitoring… Miracle ! Soulagement ! On entend parfaitement le cœur de bébé ! Je retrouve mon sourire, je me décrispe, je respire… La sage-femme me rassure : « on le savait, mais vous avez eu raison de venir si ça vous stressait, vaut mieux être rassurée ! La gynécologue de service vous fera une petite écho dès qu’elle a fini son RDV ». Une bonne demi-heure plus tard, j’ai donc droit à mon écho. Keïta ne bouge pas beaucoup, n’est pas très réactif, mais le cœur est parfait, la gynéco pense qu’il est juste un peu étourdi par le choc de la chute… Je peux donc rentrer chez moi… Sauf que je ne veux pas rentrer ! Entendre son cœur m’a rassurée, certes, mais j’ai l’habitude d’un p’tit gigoteur que je sens et vois bouger dans tous les sens ! La gynéco s’obstine : pour elle il est juste étourdi par la chute et en même temps il est grand et gros donc il a de moins en moins de place pour bouger, tout est normal… Du coup j’insiste aussi : mon instinct maternel me dit que c’est plus grave que ça et je dois accoucher maintenant ! C’est le seul moyen de le sauver en cas de problème, après, il sera trop tard !

Mon caprice de jeune maman chochotte et stressée d’la vie commence à agacer la gynéco, j’le vois bien, mais je sais ce que je ressens et je vois bien qu’elle a l’air à peine plus âgée que moi, ce qui ne me rassure pas des masses quant à son niveau d’expérience et ses compétences… A force d’insister, elle finit par aller demander l’avis d’un gynéco plus expérimenté qui à la lecture de mon dossier, conseille une césarienne « code vert, tranquille » dans la journée (césarienne de convenance quoi). Motif : si ça peut me rassurer, vu que mon bébé est viable et déjà bien portant y a pas de soucis, il devrait même pouvoir rester avec moi en chambre sans couveuse. On m’accompagne donc en chambre pour me préparer : no stress, vu qu’il n’y a pas d’urgence pour moi, je passerai après toutes les césas programmées et les urgences…

Je suis toute contente : j’ai commencé la journée avec la peur de ma vie, je vais la finir avec ma plus belle réussite : mon premier bébé dans les bras !

On attend… Longtemps ! Trop longtemps ! Je ne tombe que sur des débutants et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne sont pas doués ! Mais comme je ne suis pas chiante et que je peux comprendre qu’ils doivent bien commencer un jour… Je me laisse faire ! De toute façon j’m’en fous qu’on ait fait péter ma seule veine visible et qu’on m’ait reposé trois fois la perf… J’suis la plus heureuse, dans quelques heures mon bébé sera dans mes bras !

On m’installe enfin au bloc. Je fais connaissance avec l’équipe : toutes les personnes qui restent de mon côté sont super sympas ! On discute, on blague, on rigole, elles chantent et dansent… Bonne ambiance ! Ça m’aide à me détendre et à faire abstraction des bruits de métal qui claquent de l’autre côté du rideau. Une sage-femme m’explique : « ça va secouer un peu, c’est normal, on va aller chercher votre petit Keïta, vous pourrez lui faire un p’tit bisou puis il restera avec papa le temps que vous récupériez en salle de réveil. »

On me dit en souriant : « Ah ça y est on voit la tête ! » Je commence à pleurer de joie et là, brutalement, tout s’enchaîne sans que je n’aie le temps de comprendre… J’entends courir, on ne me parle plus, on ne me dit plus rien, j’essaie de demander ce qui se passe mais aucun son ne sort de ma bouche… Quand au bout d’un certain temps j’arrive à demander : « qu’est-ce qui s’est passé ? Où est mon bébé ? Qu’est-ce qu’il a ? » on me répond juste : « Oui, vous l’avez compris, ça ne s’est pas passé comme on l’attendait… On vous expliquera ça plus tard, votre bébé est entre de bonnes mains. » Et là on m’a lâchement abandonnée sur un lit en salle de réveil, sans que personne ne puisse me donner de nouvelles… J’étais mal, j’avais peur, je tremblais… On a cru que j’avais froid, on m’a mise sous couverture chauffante, j’ai failli m’étouffer… Je tremblais de peur, de ne pas savoir…

Je me disais : « c’est rien, elle a dit qu’il est entre de bonnes mains donc y a eu un p’tit problème à la naissance comme ça arrive assez souvent, mais maintenant il est sûrement avec Alex et si c’est pas le cas c’est pas grave, même si il doit rester plusieurs mois sous couveuse ce sera dur mais l’essentiel c’est qu’il en sorte en bonne santé ».

Au bout de deux heures en salle de réveil, on va enfin m’emmener en chambre… Je passe la porte, allongée sur le brancard, je vois mon homme qui se jette sur moi, en larmes, et me demande ce qui se passe, où est Keïta… et là je comprends… Je comprends que tout ce film que je me suis fait pour me rassurer n’est pas la réalité ! Le chef pédiatrie profite de nos retrouvailles pour nous balancer d’un ton sec : « Bon, l’accouchement ne s’est pas déroulé exactement comme prévu. A la naissance le fœtus était en arrêt. On a pu le ranimer au bout de 7 minutes. Là il est maintenu en vie par des machines mais je vous avoue son état est très préoccupant ! » Là, évidemment, pour nous tout s’écroule, on s’effondre, on pleure… Et il nous sort sèchement : « Oh ça va c’est bon c’est pas la peine d’en faire tout un cinéma vous êtes jeunes vous en aurez d’autres ! » …. Comment peut-on oser sortir une chose pareille à des parents qui sont en train de perdre leur enfant !? Faut pas un minimum d’humanité pour exercer dans ce milieu ? J’ai été choquée, dégoûtée, mais disons que sur le coup tout ce qui importait c’était mon fils, Keïta. J’ai donc demandé s’il avait des chances de s’en sortir et il m’a répondu « honnêtement, s’il passe la nuit, ça serait un miracle ! »

On est allés le voir en néonat et en toute honnêteté j’ai été rassurée en le voyant ! J’ai vu tellement de bébés minuscules branchés de partout s’en sortir sans grosses séquelles, qu’en le voyant, si paisible, avec si peu de branchements au final, je me suis dit « il préfère se montrer pessimiste pour pas qu’on tombe de haut en cas de problème mais il sait qu’il peut s’en sortir c’est sûr ! » On lui a parlé, on l’a pris en photo, on a pu rapidement le caresser à travers le hublot… On a posé des questions à la sage-femme qui s’occupait de lui… Elle nous a confirmé que son état était critique mais a quand même ajouté qu’il reprenait petit à petit le pouvoir sur les machines, qu’il devenait moins dépendant… La différence était très faible mais positive malgré tout donc on reprenait espoir… Et ça a continué à s’améliorer jusqu’au lendemain midi et là bien sûr on a repensé à ce que nous avait dit le chef pédiatrie : « s’il passe la nuit, ça serait un miracle »… Il avait largement passé la nuit, il nous était donc permis de croire qu’il allait s’en sortir ! Puis en début d’après-midi, nouveau coup de massue, on nous appelle pour réunir la famille au plus vite… Il a fait des convulsions, ils ont dû le ranimer encore une fois…

Là tout s’enchaîne très vite : les résultats de l’encéphalogramme indiquent des dégâts trop importants… Si par miracle il survit, il sera « un légume », ne comprendra même pas que nous sommes ses parents… On essaie de se renseigner… Y a peut-être moyen de réparer les dégâts ? Une opération ? Je ne sais pas… Mais non, aucune solution envisageable car on ne peut pas travailler sur un si petit cerveau…

Alors on prend la pire décision de notre vie : débrancher notre petit Keïta en fin d’après-midi, après la rapide célébration de son baptême en compagnie de nos proches, au service néonat…

C’est dur ! On nous dit qu’il va partir en cinq minutes environ… Il tiendra plus d’une heure ! Une heure où on le voyait souffrir, où on le suppliait de partir, de partir en paix, en lui promettant de ne pas lui en vouloir, de ne pas sombrer, de concrétiser nos projets professionnels mais également familiaux, à savoir lui faire des petits frères et sœurs dont il restera toujours l’aîné.

Les jours suivants ont été très durs à vivre… Entre la veillée à la morgue, l’enterrement, les nouveau-nés croisés dans les couloirs, … Les idées noires… Mais j’aime trop mon homme, ma mère et ma sœur pour leur faire ça… Ils souffrent déjà bien assez de la disparition de Keïta comme ça… Et puis nous lui avons promis que quoi qu’il arrive, il deviendrait grand frère et il était hors de question de ne pas respecter la seule promesse qu’on ait pu lui faire avant son envol !

Je suis pressée de rentrer à la maison, je n’en peux plus de cet hôpital de malheur… De cette pédopsychiatre qui s’obstine à vouloir m’écouter alors que je n’ai strictement rien à lui dire ! Ce n’est pas avec ses théories à deux balles qu’elle va m’aider à remonter la pente ! En revanche, j’ai vraiment besoin de discuter avec des mamans ayant également perdu un bébé… Mais d’après la pédopsy, le sujet est encore trop tabou à La Réunion : ni groupes de paroles, ni même le moindre contact à me transmettre !

On finit par rentrer au bout de 5 jours… Et là je réalise à quel point la vie à l’extérieur va être encore plus difficile… Dans les rues, rien n’a changé, les gens continuent leur petite vie tranquillement… Pourquoi ? Comment ? Mon fils est mort, ma vie s’est arrêtée, pourquoi le monde continue-t-il de tourner autour de moi ? C’est pas possible ! J’ai envie d’crier au monde entier que je vais mal et qu’on ne peut pas continuer comme ça… Mais je suis qui moi ? On s’en fout d’ma vie, d’mes petits problèmes… Je ne suis personne !

Avec mon homme, on se rend vite compte qu’il ne sera plus possible de continuer à vivre dans notre appart. Voir cette chambre avec ce berceau vide, se doucher dans cette baignoire qui a tué mon fils ou nous a amenés vers la personne qui allait le tuer… (Car on a appris trois mois plus tard que si on m’avait écoutée et qu’on avait fait ma césa dès mon arrivée aux urgences, mon fils serait encore là et sans graves séquelles… le pire aurait pu être évité car les résultats de ma prise de sang indiquaient qu’il m’avait transféré la moitié de son sang dans la chute… sauf que la gynéco de service ne connaissant pas ce risque, s’est arrêtée au monito et à l’écho satisfaisante sans réclamer les résultats de la pds…) Alors on retourne vivre ou plutôt survivre chez mes beaux-parents. Une semaine après l’enterrement je suis déjà de retour à l’ESPE ; non sans difficultés, mais j’ai promis à Keïta d’aller au bout de mon projet et à la maison je broie du noir… Je ne fais que me ressasser les événements, essayer d’imaginer ma vie si je n’avais pas fait ce malaise ce jour-là… je pleure constamment… Il vaut mieux s’occuper l’esprit autrement !

Mon homme et moi avons été très bien entourés dans cette terrible épreuve, que ce soit par la famille comme par les amis… Mais malgré les bonnes intentions je vous épargnerai toutes les remarques maladroites et blessantes auxquelles nous avons eu (et avons toujours d’ailleurs) droit du style « Heureusement qu’il n’avait qu’un jour, vous n’avez pas eu le temps de le connaître » ou « vaut mieux ça que s’il avait vécu avec un handicap ! »… Sans compter les piqûres de rappel des différents organismes comme la CAF qui vous envoie un super courrier pour souhaiter la bienvenue au p’tit bonhomme… C’est pas comme si j’avais transféré le certificat de décès dans les temps…

Et dans tout ça, autre chose me faisait souffrir d’autant plus… deux jours après l’enterrement la gynéco était venue prendre des nouvelles de Keïta… C’est donc moi qui ai dû lui apprendre qu’elle avait tué mon fils… les transmissions ça n’existe pas dans les hôpitaux !? Et donc en guise de consolation elle m’a répondu qu’elle m’avait fait une belle césarienne et qu’avec son super travail on pourrait mettre bébé2 en route après 6 mois… Ah ben c’est bon, parfait ! Bébé1 oublié, on passe au suivant ! Du moins sur le coup je l’ai mal pris car pour moi il était hors de question de faire un autre enfant après ce que je venais de vivre… Et finalement à peine sortie de la maternité, j’ai ressenti ce besoin de retomber rapidement enceinte ; pas pour remplacer mon ange mais pour devenir la maman que j’avais commencé à être, retrouver une raison de vivre… Remettre du positif dans nos vies !

Alors je suis retournée voir la gynéco qui avait suivi ma grossesse et là, deuxième coup de massue : elle m’annonce qu’après une césarienne il faut attendre 2 ans avant de remettre un bébé en route ! Mais je ne tiendrais pas deux ans  comme ça ! Impossible ! A partir de ce moment je n’ai plus eu qu’une chose en tête : une obsession : retomber enceinte rapidement ! Je passais des nuits entières à éplucher tous les forums médicaux pour trouver des réponses à mes questions, des témoignages de femmes n’ayant pas attendu deux ans post césa avant de retomber enceinte… jusqu’à trouver un nouveau gynéco qui me soutienne dans mon projet et me donne le feu vert pour reprendre les essais 6 mois après la césa. Ces six mois ont sans doute été les plus longs de ma vie ; comme je le dis souvent, durant cette période, je ne vivais plus vraiment, j’étais spectatrice de ma propre vie, comme enfermée dans une bulle dont je ne voulais plus sortir, je ne supportais plus de voir des femmes enceintes, des bébés… Et je dois le dire ce qui m’a permis de tenir et de sortir la tête de l’eau, c’est mon petit groupe d’amies mamanges rencontrées sur le net… Des femmes qui me comprenaient puisqu’elles avaient vécu le même drame que moi et avaient pour la plupart cette même envie de retomber enceinte rapidement. Je leur dois beaucoup ! Entre nous, on peut tout se dire, se confier sans aucune gêne… On se comprend et ça fait du bien tout simplement !

Bref, fort heureusement, comme pour mon ange, je suis tombée enceinte de bébé espoir dès le premier essai. J’ai réussi à vivre une grossesse relativement sereine même si à deux semaines du terme j’ai supplié mon gynéco de me programmer une césarienne pour le surlendemain car je n’en pouvais plus d’attendre mais surtout que je craignais la rupture utérine, les risques étant plus élevés lorsqu’on ne respecte pas un certain délai entre une césa et un accouchement naturel…

Enfin l’essentiel c’est que mon deuxième petit prince est en parfaite santé et que je l’aime éperdument ! Je n’oublie pas son grand frère pour autant ; je ne l’oublierai jamais, je l’aimerai toujours autant et penserai toujours autant à lui mais je suis désormais capable de le faire sans pleurer, sans souffrir comme avant… Sangara est mon petit rayon de soleil qui m’a redonné goût à la vie et espoir en l’avenir !

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Vous pouvez suivre la jolie vie de Sangara et de ses parents grâce au compte InstaGram de Valérie, juste par ici.
Merci à elle d’avoir parlé à cœur ouvert, et de m’avoir offert ses confidences qui m’ont énormément touchées. Je suis admirative de sa force, de son courage, de son parcours.
Vous pouvez lire un autre témoignage, celui d’une jeune femme qui a perdu son Bébé pendant le premier trimestre de sa grossesse.

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