Témoignage : mon accouchement volé; la césarienne

Bonjour à tous. Levons le voile sur un sujet qui dérange : la césarienne.

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-ON Y PENSE, ON NE SAIT PAS-
Après vous avoir parlé de la grossesse (part. 1 & part. 2), il était temps que je vous parle de l’accouchement, plus de quatre mois après avoir vécu ce grand moment de la vie…..ou pas.

Toutes les mamans parlent de la grossesse et de l’accouchement à leur petite fille. Toutes les petites filles imaginent et pensent à ces événements tout au long de leur vie – d’enfant – d’adolescente – puis de femme. On ne sait pas trop à quoi s’attendre en ce qui concerne la grossesse, on n’en sait pas plus pour l’accouchement ; qui pourtant est un passage absolument obligatoire pour toutes les mamans mais surtout pour tout être humain !

J’ai découvert pendant la grossesse qu’il y avait un grand silence autour de certains actes pendant l’accouchement ( le forceps, l’épisiotomie, etc ), notamment sur le déclenchement et la césarienne. Et après avoir pondu mon enfant, je me suis même rendu compte qu’il y a un certain tabou sur ces mêmes sujets.
Afin de faire le deuil de mon « accouchement » mais également de partager avec vous ce traumatisme, j’ai décidé aujourd’hui de lever le rideau et de vous parler sans secret de mon propre accouchement. Accouchement raté. La césarienne.

Je n’ai suivi aucun cours de préparation à l’accouchement, ayant suffisamment d’informations grâce à mes copines des réseaux sociaux (merci InstaGram), et parce que j’avais un rendez-vous toutes les trois semaines avec ma sage-femme avec qui j’ai pu parler de tout. De tout, sauf des ‘’à côté’’ de l’accouchement.
Voilà quel était mon programme : souffrir un maximum  à la maison quand les contractions seraient importantes, et me présenter à la maternité quand cela serait devenu compliqué. Je voulais accoucher naturellement, c’est-à-dire dans une position physiologique et sans anesthésiant. J’avais envie et besoin d’avoir mal, pour moralement et émotionnellement passer de l’étape « grossesse » à la maternité réelle avec force.

Après huit mois de grossesse compliquée, il était temps pour Honoré & moi d’écourter la grossesse et de se rencontrer enfin. Comment aurai-je pu savoir que l’accouchement serait sur la même lignée que la grossesse – c’est-à-dire angoissant et pénible ?

Blanc

-ARRIVÉE A LA MATERNITÉ & DÉCLENCHEMENT-
Je contractais depuis quelques jours. Ma sage-femme, après un examen, m’a prévenue que le bébé arriverait très vite et qu’il était temps de faire ma valise pour l’hôpital. En effet, le lendemain matin je perdais mon bouchon muqueux. Si l’on sait qu’il n’est pas synonyme d’accouchement proche, il a pourtant été clairement annonciateur de ce qui allait se passer pour moi : je fissurais la poche des eaux la nuit suivante, et partais donc à la maternité 24h après. Sauf que malheureusement toutes les contractions se sont arrêtées, et l’équipe médicale de la maternité m’a avertie que je serai déclenchée le lendemain si rien ne se mettait en route seul.

Le déclenchement. Dans ma tête d’ignorante, ça voulait dire qu’on allait provoquer mon accouchement et que je pourrais rapidement tenir mon fils dans mes bras. Mais j’ai voulu me renseigner sur Internet…
En réalité, le déclenchement est un acte pénible et douloureux pour la mère et son enfant, qui s’étale en moyenne sur 48h. La première étape consiste à insérer un tampon d’hormones dans l’entrée du col afin de le raccourcir et de l’ouvrir. Environ 24h après, la deuxième étape est alors mise en place : on est mise sous péridurale puis sous perfusion d’ocytocine, l’hormone qui entraîne les contractions du travail, alors bien plus puissantes que sans aide médicale. La plupart du temps, le déclenchement se déroule moyennement bien : le bébé est en détresse respiratoire (et on met ça sous le compte du cordon autour du cou de bébé) et on termine avec une césarienne d’urgence.

J’ai donc passé la nuit la plus horrible de ma vie, seule dans mon petit lit d’hôpital, à rager contre le monde et l’univers de devoir passer par 48h de souffrance pour finir découpée. Je vais passer les détails du déclenchement mais ce que je cite plus haut est ce qui s’est très exactement passé pour moi, à l’exception près que Honoré n’ayant grandi que huit mois in-utéro, son cœur était trop faible pour supporter la violence des contractions (que je n’ai jamais senties à cause de la péridurale), et en 3h nous étions passé de la première étape jusqu’à la césarienne d’urgence.

Blanc

-LA CÉSARIENNE-
Ce dont j’ai envie de vous parler, ce n’est pas du déclenchement ( vite arrêté vu la rapidité de la détresse cardiaque de mon bébé ), mais bel & bien de la césarienne.

J’avais eu un rendez-vous avec un anesthésiste quelques jours avant mon accouchement, qui avait bâclé notre entretien. Il a duré à peine 15 minutes, le temps de me faire signer les papiers de consentement et de me donner une ordonnance pour prise de sang. Je n’ai pas eu le temps de poser les questions qui me venaient concernant la césarienne, ni même sur la péridurale au cas où j’en aurai finalement voulu une. J’ai donc jugé que c’était une bagatelle que de s’en inquiéter, et je ne me suis pas posé de question.
Après mon déclenchement éclair, mon gynéco m’a informé avec douceur et gentillesse que Honoré ne tiendrait pas une heure de plus et qu’il fallait agir très vite. Mon anesthésiste m’a donc envoyée une très forte dose d’anesthésiant dans la péridurale, et les médecins m’ont conduite en salle d’opération. Qu’on se le dise clairement : une césarienne, c’est une opération chirurgicale.
L’équipe médicale a tendu un champ stérile face à mon visage, pour ne pas que je puisse voir le reste de mon corps. J’avais les bras étendus et attachés, afin d’éviter qu’un réflexe me fasse enlever le champ en question. De fait, il m’était impossible de bouger, puisque le bas du corps était inerte. Je ne sais pas si j’ai reçu une dose normale d’anesthésiant mais je ne sentais plus rien, jusqu’au niveau de mon cou. Mes mains étaient elles aussi endormies et je n’arrivais pas à les bouger. Peu importe, puisque j’étais attachée comme une morte sur mon lit, prête à être découpée. Et du coup, j’ai été découpée. Heureusement, on n’entend rien et on ne voit rien. Les docteurs parlent de tout et de rien entre eux, ce qui nous empêche de savoir ce qu’il se passe par en bas ou de connaître l’état de santé du bébé. C’est  aussi bien que angoissant puisque on a presque l’impression d’être « en trop » dans cette salle d’opération, quand la conversation à laquelle on assiste tourne autour du repas du soir.
Je précise que j’étais seule pour accoucher, sans amis ni famille. L’équipe a pris soin de moi et m’a soutenue avec discrétion et présence tout au long de cette journée.
Le gynécologue me prévenait des étapes par lesquelles il passait : ouverture du ventre, de l’utérus, position de Honoré, passage, cordon coupé etc.
Heureusement que j’ai suivi quelques épisodes de Babyboom (merci TF1) et que je savais qu’on était secouée fortement de droite à gauche pour le passage du bébé dans cette courte ouverture du bas ventre ; je n’ai donc pas été surprise de la force avec laquelle mon corps se balader d’un coté à l’autre du lit d’opération. Mais même sans être surprise, cela reste impressionnant et choquant car la sensation profonde reste intacte et c’est très déstabilisant de se sentir si lourde et impuissante à la fois. Si vous n’avez jamais suivi l’émission citée ci-dessus, je vous recommande de regarder un épisode dans lequel on peut voir une césarienne, parce que ça aide vraiment à s’attendre à la rudesse de la scène.
Au moment de faire sortir Honoré, on m’a demandé de pousser. Sans aucune force ni sensation, j’ai fait semblant. Je suis persuadée que si on m’a demandé de faire ça, c’était simplement pour que j’ai l’impression d’être active dans la naissance de mon enfant. Les médecins ont ensuite immédiatement baissé le champ de protection et j’ai vu mon fils tout beau et tout frais hurler à pleins poumons.
Mais ne vous méprenez pas. Tant on nous dit que les premiers instants de « vie » de notre bébé sont intenses dans le cœur de maman, tant par césarienne on ne ressent …..rien. J’ai soupiré de soulagement, parce qu’il était en vie et capable de crier. Mais c’est tout.
J’avais demandé à la sage-femme de me permettre un peau-à-peau avec Honoré puisque personne d’autre ne pourrait l’accueillir à sa naissance, mais en réalité lorsqu’elle m’a posée le bébé sur la poitrine, j’avais envie qu’elle l’emmène loin de moi. En effet, l’anesthésie était si forte que je  ne parvenais plus à bouger mes lèvres pour l’embrasser. Avoir un petit bébé tout chaud collé à soi, quand on ne peut même pas l’attraper ni le sentir sur sa poitrine, ça n’a rien de magique. Je me suis sentie oppressée et envahie : j’en avais marre de toutes ces mains sur moi (les chirurgiens, notamment, qui étaient en train de « vider » mon utérus et de me recoudre).
Ma sage-femme a compris que je n’étais pas en mesure de réagir et m’a donc laissé « seule ». Ce fut là le moment le plus horrible de l’accouchement : une fatigue intense et insensée me fracassait le crane, je m’endormais et sursautais toutes les 30 secondes à cause des bruits et du mouvement autour de moi. J’étais dans un nuage épais et gris, inconfortable et dégoûtant ; et si j’essayais de lutter pour garder le contrôle de mon esprit, en réalité j’étais comme à moitié morte. J’aurais tout donné pour être en dehors de mon corps à ce moment-là.

Blanc

-EN SALLE DE RÉVEIL-
En salle de réveil, l’hôpital permet aux mamans de garder leur bébé en peau-à-peau, ce que je trouve génial puisque ainsi on est peu séparées de nos merveilles. Le problème est que l’anesthésie est toujours aussi compliquée à gérer, et je n’avais vraiment aucune envie que mon enfant soit contre moi et qu’il partage cette « froideur » en moi. Je n’ai pas ressenti une vague puissante d’amour au fond de moi, aucune émotion intense qui ne me fasse pleurer, je n’étais pas émue en voyant mon petit chat. J’étais éteinte, complètement… physiquement et émotionnellement.
D’après ma sage-femme, je suis quand même restée une heure avec Honoré contre moi.
Le souvenir que je garde de la salle de réveil est assez épouvantable. Je me battais contre moi-même pour reprendre un peu de force et de conscience ; mais surtout je commençais à nourrir une très grande culpabilité à ne pas être « amoureuse » de mon bébé. Pourquoi ne rien ressentir ? Pourquoi  ce besoin irrépressible de ne pas l’avoir contre moi ?

Blanc

-RETOUR EN CHAMBRE-
Après deux heures en salle de réveil, j’ai pu retourner en chambre. Aussitôt arrivée, on m’a donné mon ptit chat et son biberon (je suis non-allaitante). Je n’ai pas beaucoup de souvenir de cette fin de journée là. J’ai beaucoup pleuré d’épuisement et vers 22h les sages-femmes ont pris mon fils pour la nuit, pour que je puisse dormir vraiment, loin de cette immonde grossesse, de cet accouchement volé, et de ce rôle de maman angoissant.

Blanc

-LA CESARIENNE : BON A SAVOIR-
Voilà ce qu’il faut savoir : l’ocytocine est libérée en  forte quantité pendant l’expulsion d’un bébé par voie basse, c’est elle qui créée l’attachement immédiat qu’on éprouve pour son nouveau-né. Par césarienne, elle n’est pas sécrétée. Il est donc naturel de ne pas exploser d’amour et d’oublier à l’instant même tout ce qui vient de se dérouler. Il ne faut pas culpabiliser de « ne pas aimer » son enfant plus que pendant l’in-utéro. Par conséquent, il faut donc plusieurs jours pour que l’amour dingue s’installe, doucement mais sûrement.
Après une césarienne, on reste sous perfusion d’hormones afin d’avoir des contractions de l’utérus et qu’il reprenne sa forme initiale. On a encore l’impression d’être enceinte la nuit qui suit l’opération. Ce qui n’aide pas psychiquement à passer du cap « enceinte » au rôle de maman. Encore une fois, on n’y peut rien et ça fait partie du jeu.

La césarienne ne dure pas que le temps de l’opération, il faut ensuite compter huit semaines pour une cicatrisation correcte en externe, et environ un an pour une cicatrisation complète de l’utérus. Quand on a subi une fois cette opération, il y a peu de chance de pouvoir ensuite accoucher par voie basse. Les gynécologues recommandent fortement de ne pas avoir plus de trois enfants afin de ne pas risquer la vie de la maman et du bébé numéro quatre.

Voilà plus de quatre mois que je suis passé par cette épreuve, et je commence juste à l’oublier un peu. Ma cicatrice a mal soignée et est donc assez vilaine; et j’ai enfin terminé ma rééducation abdominale auprès de mon kinésithérapeute ( cette rééducation non-plus on ne sait jamais en quoi elle consiste avant de la faire ! ).

Blanc

-TRAUMATISME-
Je n’ai pas accouché. On m’a volé mon accouchement. J’attendais impatiemment ce grand moment de ma vie de femme, j’étais prête à souffrir énormément, à hurler de rage, à couper le cordon moi-même, et fondre en larme en attrapant mon enfant. J’étais également prête à voir mon vagin changer à cause des épisiotomies. Autant vous dire que je sens un vide, un creux, un manque, une absence, un trou de part cet accouchement absent. Je n’ai pas été active ni concernée directement par l’arrivée de mon fils.  Je n’ai pas eu une seule douleur de contraction, j’ai subis une péridurale sans le vouloir, je n’ai pas pu pousser et sentir mon enfant passer. Le jour de naissance de mon fils est un des pires jours de ma vie – moi je n’ai pu être heureuse de son arrivée que le lendemain, après une nuit complète de sommeil pour reprendre mes esprits.
J’ai mis énormément de temps à accepter que je n’avais pas accouché et que pourtant mon bébé était là. La césarienne aura été le sujet principal de mon babyblues, duquel on ne m’a pas laissé parler. Chaque fois que j’évoque ce choc pour moi, on me répond aussitôt « ce qui compte, c’est qu’il aille bien et que toi aussi ». Alors, oui, ça compte. Mais accoucher aussi ça compte, surtout après une grossesse éprouvante et quand on a besoin d’y mettre un vrai terme, comme un point après une phrase. Accoucher, c’est naturel et essentiel, c’est indispensable pour le bien-être et le développement de la maman. C’est aussi précieux et vital que respirer ou boire. Se faire découper sur une table d’opération, complètement amoindrie par des drogues, ça n’a rien de physiologique ni de rassurant.
Aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi personne ne parle de la césarienne – que ce soit de l’acte chirurgical ou du traumatisme physique et émotionnel que c’est pour une femme.

Blanc

J’aimerai qu’on puisse s’exprimer sur ces accidents par lesquels nous sommes obligées de passer. Ils sont courants et habituels pour les médecins mais ça n’en fait pas quelque chose de simple et d’acceptable pour nous. Pourquoi un tel silence autour de cette opération, que ce soit pendant la grossesse ou après la naissance ? Pourquoi ne sommes-nous pas suivies sur le plan psychologique par l’impact de la césarienne ?

J’espère que la césarienne n’est pas toujours aussi mauvaise que ma propre expérience, et que les femmes ne le vivent pas toujours aussi mal. Si je suis pressée d’avoir un second enfant, j’ai aujourd’hui une hantise de l’accouchement. Je suis extrêmement déçue de ne pas avoir pu accoucher par voie basse. Les craintes et excitations de la première grossesse deviennent des inquiétudes et des paniques profondes quand je pense aux prochains bébés. Et une chose est certaine : si jamais je dois de nouveau être déclenchée, je refuserais ce procédé pour qu’on me prépare directement une césarienne – pas dans l’urgence cette fois-ci.
Si votre vécu est différent du mien tout en étant passé par cette opération, j’attends avec impatience votre récit en commentaire par ici.

Bien à vous !

____________________
Note : focus sur la césarienne – je vous parlerais du babyblues & de la rééducation péri-abdominale plus tard.

MaudSig

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15 réflexions sur “Témoignage : mon accouchement volé; la césarienne

  1. Unepouledanslapoule dit :

    Jai moi aussi eu le droit à une cesarienne d’urgence, par contre moi je ne le regrette pas.
    Meme s’il est vrai que j’aurais adoré accoucher naturellement, et si possible sans peri !! Oui oui j’avais pas du bien comprendre le principe des contractions.

    Pour ma part ma fille est arrivé a J+3, le vendredi a j+2 nous avons refais un monito, et poulette commencait a peiner.
    On nous garde un peu histoire d’etre sur que tout va bien.
    On me demande de revenir le samedi matin pour declenchement.
    Du coup retours a la maison pour une deniere soiree en amoureux, bon 15 min apres etre arrivé je fissure et perd un bonne partie des eaux.
    Retours a la maternité, le travail n’etant pas commencer et les contratction absente on m’instale dans une chambre normal.
    Mais la peut de temps apres ca demarre et l’intensité va hyper vite augmenter.
    A 2h du mat nous voila de retour en salle de naissance, je suis a 2cm et je souffre le martyr.
    Impossoble de suporter ca, on me pose la peri et la je sombre dans un sommeil reparateur.
    On m’osculte toutes les heures et comme ca n’avance pas on m’injecte l’ocytocine.
    Malheureusement a 12 le lendemain je suis tjs a 7, et poulette commence vraiment à ne plus aimer être ou elle est. Le medecin entre regarde le monito, et donne son verdict, cesarienne de suite !
    On a pas vraiment le temps d’en parler avec cheri, mais chacun reste fort pour rassurer l’autre, tout va mega vite et en moins de deux je suis nue, et on m’embarque en salle d’op, pendant qu’on emmene cheri se changer.
    Il me rejoint rapidement en salle d’op et on hallucine un peu, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle est là, cheri va la voir et revient me dire qu elle est belle.
    Puis il me l’apporte, mais là je suis prise de nausé 😦 effet secondaire de l’anestesi .
    Papa part avc poulette dans la chambre, et moi on me ramene juste apres. Par contre là j’avoue que je suis vider, je n’ai aucune envie de faire le peau a peau, je demande a ce que cheri le fasse mais on me dit qu’il faut absolument que je le fasse avant.
    Je me force, mais je suis tellement crever que jai peur en fait ! Finalement il l’a prend, et je me detend.
    L’equipe autours de nous a ete super et je pense que ca y fait enorment.
    Ma soeur n’a eu que des cesariennes programmé du coup je pense que j’etais un peu preparée. Malgré tout c’est vraiment le scenario que j’apprehendais pendant la grossesse.
    L’apres n’est pas evident, il est dur de se lever, de marcher, de s’occuper de son bebe…
    Mais pour moi je ne concidere pas ce moment comme un accouchement volé.

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  2. Virginie ch dit :

    Que te dire à part merci ? … J ai accouché par cesarienne en urgence le 9 décembre dernier car ma puce a décidé de se présenter par le front. Toute la grossesse a été une merveille , je suis restée le plus longtemps possible à la maison, arrivée à la maternité avec dilatation a 6cm. Une fois à dilatation complète , 2 heures d attente et la puce n est jamais descendue. Direction le bloc en urgence… J ai beaucoup de mal à m en remettre tout comme toi. J ai versé ma larme en lisant ton article. C est réellement un sentiment de vol, le vol de MON moment de vie de femme, le rôle le plus important dans une vie. Merci encore pour ton article, malgré toute la difficulté de ces moments , les plus beaux instants nous attendent

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  3. Adeline Delab dit :

    C’est assez drôle de lire un article sur la césarienne car j’ai moi même rédigé le mien il y a une semaine afin de garder trace de ces 24h assez folles. Même si ce n’est pas le plus beau jour de ma vie, il est loin d’être le pire tant les 9 mois le précédent ont été horribles! ^^ (oui j’ose dire ça). Je suis désolée que tu ais ressenti tant de peine, de douleur et cette sensation de vol.
    À mes yeux, ce n’est pas tant la césarienne ou la voie basse qui décide de l’attachement immédiat ou non à notre enfant, ocytosine ou non, bon déroulement ou pas. Pour preuve la maman à côté de moi à eu un accouchement « de rêve » mais ne voulait pas tenir ou s’occuper de son bébé et en pleurait puisqu’elle ne comprenait pas pourquoi.
    Nous sommes toutes mères et à mes yeux c’est la que réside le plus important ^^
    Je precise que je me suis un peu renseignée sur la césarienne des que j’ai appris que je serais déclenchée, peut être un pressentiment…
    Idem pour le post opératoire, je n’ai pas eu la perf d’hormones puisque j’allaitais et j’ai demandé à garder Camille mais à avoir des coups de pouces lors de ses réveils. Je ne sais pas si c’était la bonne solution mais j’ai pensé que l’avoir près de moi m’aiderais à réaliser que j’avais quand même accouché.
    Bref! Désolée pour cet énorme commentaire mais merci de nous avoir dévoilé cette tranche de vie si intime!

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    • Maud dit :

      Je vais aller lire ton article avec attention. C’est tres bien si les mamans se décident à écrire sur le sujet !
      Ma grossesse elle aussi a été difficile (il y a un article sur ce sujet, dans le blog, « les dessous de la grossesse part1 ») et comme je le dis dans l’article, l’accouchement a été aussi pitoyable que la grossesse elle-meme.
      Je suis contente si pour toi ca n’a pas été si traumatisant que pour moi, et que tu apportes un témoignage mesuré.
      En effet, meme par voie basse parfois il est difficile de se lier a son enfant (la preuve avec le propos d’Amandine dans les commentaires ci dessous), est-ce la faute au babyblues ? Je vais m’atteler a en parler tres prochainement !

      En tout cas je te remercie pour ton commentaire et pour la lecture de mon article !

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  4. Fanny dit :

    Juste pour te remercier d avoir mis les mots sur mon mal être , j ai accouchété par declenchement et césarienne d urgence le 14 septembre 2015 et je ressent exactement les mêmes sentiments que toi je vais faire lire ton article a mes proches pour qu ils comprennent mieu mon mal être car aujourd’hui j ai tjrs du mal à en parler … difficultés supplémentaire pour moi le papa a assister à la césarienne à travers une vitre , il est traumatisé lui aussi de m avoir vu me.faire opéré sortir le bébé par le pied voir sa femme en detresse et son bébé dans une autre pièce on est heureux d avoir notre fille mais à l intérieur 9n souffre l un et l autre et on s inquiète pour l autre du coup on évite d aborder le sujet j espère qu avec le temps ça va passer en tout cas merci pour cet article .

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    • Maud dit :

      Je ne saurais vous conseiller que d’en parler encore & encore afin d’évacuer un maximum le traumatisme que ça vous laisse à lui & toi, et vous prémunir pour une prochaine grossesse.
      Je suis heureuse si ce petit article a pu te permettre de trouver des mots sur tes maux, et encore plus heureuse de pouvoir moi aussi sortir tout ça de moi.
      Je pense à toi, et à ton homme. Prenez soin l’un de l’autre – etre en couple c’est précieux !

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  5. Natacha dit :

    Ma jolie Maud, on en a déjà discuté par ci par là et je sais à quel point cet accouchement a été difficile pour toi et ton article me touche beaucoup ♥
    Tu sais que moi, je n’ai pas du tout apprécié le mien non plus et pourtant il était par voie basse ! Je n’ai pas profité de mes premiers instants avec Hélio, j’étais heureuse mais le vrai bonheur est surtout venu plus tard, après plusieurs heures d’horreurs. J’ai pleuré beaucoup lorsqu’on m’a posé Hélio sur moi et pourtant ce n’était pas de bonheur. Et je suis très triste quand j’y repense…
    Et c’est là que je me dis qu’au final ce n’est pas tant le fait d’avoir une césarienne qui gâche ce beau moment (malgré cette histoire d’hormones qui facilitent le coup de foudre), je pense que c’est beaucoup le fait de se retrouver totalement démunies dans une situation qui tourne mal et à laquelle on ne s’attendait pas, dans laquelle on se sent réellement mal à l’aise… On a l’impression qu’on nous vole notre moment car ça se passe pas du tout comme on s’y attendait et surtout qu’on se rend compte qu’on s’est un peu foutu de nous.
    Dans ton cas c’était par le manque d’informations et par la suite le déni de tous de ton sentiment, dans le mien y’avait un peu de ça plus la surmédicalisation vraiment inutile et le manque d’attention de l’équipe (bien que géniale).
    Tu sais ce que je pense de tout ça, autour de l’accouchement il y a un réel tabou, un réel manque de considération face à la maman et sa psychologie que ce soit avant, pendant ou après. Le corps médical à du travail à faire pour que ça se passe mieux…
    Et oui, ton bébé il va bien, toi tu vas bien physiquement… Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas une grande cicatrice psychologique ! C’est normal de mal le vivre, qu’importe ce que qui que ce soit voudra nous faire croire. Même moi avec mon accouchement pourtant plutôt normal je suis traumatisée, et je trouve vraiment dérangeant tous ces gens qui ne veulent pas voir qu’on puisse aller mal même si « Tout va bien maintenant » !
    Plein de bisous ♥

    Aimé par 1 personne

    • Maud dit :

      C’est exactement ça : les équipes sont formées pour accompagner le bébé et veiller à son bien etre, mais pour la maman il n’y a rien.
      Je ne sais pas trop quoi ajouter, ton commentaire comble les parties manquantes de mon article.

      J’espère que pour BB2 l’accouchement se passera bien !

      Bisous d’amour.

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      • Natacha dit :

        Il se passera en tous cas bien mieux car je pense que je serais psychologiquement mieux préparée (même si je l’étais déjà), j’ai comblé les parties qui manquaient à mon info et surtout je sais que je ne ferais pas les choses de la même manière pour le prochain ! 🙂

        Aimé par 1 personne

      • Maud dit :

        J’aimerai bien me dire que ça sera différent la prochaine fois mais je suis condamnée a subir une autre césarienne. Meme si elle est programmée, ça sera quand meme compliqué, surtout qu’une anesthésie générale est mauvaise pour l’enfant sinon ca aurait été ca mon idée. quel gachi …

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  6. Amandine dit :

    Maud, tu racontes cela très bien. Cest touchant.
    Je me demande, je pense qu’au fond de toi tu ne voulais tellement pas de cet acte que tu ne t’es pas renseigné. Je ne juge absolument pas, mais je pense que tout ces « étonnements » sont du à cela.
    Je te rassure, j’ai accouché par voie basse, j’ai eue très mal car déclenché avec ce fameux tampon et pourtant je n’ai pas aimé de suite mon bébé. Je m’étais imaginé mille fois ce moment et j’étais sûre de fondre en larmes. Alors qu’au final pas du tout, j’étais fière et soulagée d’avoir enfin bébé sur moi. Comme quoi on ne peux jamais prévoir nos réactions ! Et ne désespère pas pour une prochaine grossesse, je connais quelques mamans césarisée pour le premier bébé et ayant accouché par voie basse pour le second ;))

    Aimé par 1 personne

    • Maud dit :

      À vrai dire je ne voulais rien savoir sur l’accouchement, d’où le fait que j’ai refusé les cours de prépa. Je n’en savais pas plus sur la voie basse que sur le reste. La grossesse était trop pénible pour que je me fabrique des craintes en plus, je suis partie accoucher sans rien savoir ni sans m’attendre à quoi que ce soit et c’était très bien comme ça. C’est après coup que j’ai réalisé la violence de la césarienne. Non pas tellement sur la façon dont ça se déroule, mais sur l’impact que ça a psychologiquement. J’ai voulu en parler et lire des choses sur le sujet et je n’ai rien trouvé. Chaque fois que j’ai eu besoin de poser des mots sur mes maux on m’a fait taire en me disant « maintenant il va bien c’est ce qui compte ». C’est ça qui me dérange énormément. Et oui, même par voie basse on n’a pas toujours le coup de foudre pour le bébé, la preuve. Et ça aussi on a le droit de le dire haut et fort : il m’a fallu un mois entier pour être dépendante de l’humeur de Honoré tant je l’aime. Un mois de babyblues aussi. Bisous ma lilacherie

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